Questionnaire autour de l’accueil des victimes de viol et/ou d’agression sexuelle dans les commissariats et les gendarmeries.

| 30 juin 2014 More

logo_metalIl est maintenant connu qu’un nombre congru de victimes de viols et/ou d’agressions sexuelles portent plainte (10% pour les femmes victimes de viol si l’on ne tient pas compte du critère racial) et qu’un nombre encore plus réduit voit le coupable condamné.

Les féministes  ont depuis bien longtemps identifié les raisons de ces réticences à porter plainte ; le viol et les agressions sexuelles sont en effet les seuls crimes et délits dont les victimes sont coupables. Le concept de « culture du viol » prend ainsi tout son sens et désigne donc une société dans laquelle les idées, les média, les coutumes, les pratiques sociales, les institutions normalisent, naturalisent et érotisent la violence sexuelle contre les femmes.

La culture du viol blâme les victimes et déculpabilise les coupables. L’objectification sexuelle des femmes fait partie de la culture du viol. La culture du viol véhicule des mythes autour du viol (mythe de l’inconnu qui viole la nuit des jeunes femmes par exemple..), apprend aux femmes à avoir peur de ces mythes sans pour autant leur donner les moyens de se défendre (inhibition de l’agressivité féminine).

Les mythes autour du viol visent à maintenir les femmes dans la peur. Il convient donc d’étudier chaque fait social afin de lutter contre le viol ; nous avons donc choisi d’étudier l’accueil fait aux victimes majeures de viol, de tentatives de viol et/ou d’agressions dans les commissariats et gendarmeries, lors des 5 dernières années. Nous avons choisi d’étudier l’accueil fait aux victimes sur les 5 dernières années. Nous travaillerons uniquement sur les cas où la victime était majeure au moment des faits (du viol ou de l’agression sexuelle) car les procédures sont différentes pour les mineur-es.

Nous avons donc établi un questionnaire que vous trouverez à cette adresse.

Nous vous précisons, puisque la question sera sans doute être posée, que les questions portant sur l’ethnie ou la couleur de peau des personnes sont légales. Une juriste de la CNIL nous l’a confirmé puisque le questionnaire est anonyme. Nous vous enjoignons à le diffuser le plus largement possible à vos réseaux. Nous espérons avoir 1000 réponses au minimum et nous ne nous donnons pas de temps minimum pour cela. Une fois ce questionnaire dépouillé et analysé, il sera remis au ministère des droits des femmes, au ministère de la défense et au ministère de l’Intérieur.

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Rubrique : Communiqués